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Ishant · 4 mai 2026 · 7 min

On a refait le site. Voici ce qui a changé.

L'ancien site était un point de départ. Le nouveau, c'est ce qu'on aurait voulu avoir dès le premier jour. Plus rapide, plus honnête, et construit autour d'une seule question : « qu'est-ce qui aiderait vraiment ? »

On a refait le site. Voici ce qui a changé.

*Écrit en mai 2026, au lancement de friday.mu v3. Le site que vous lisez est celui qu'on livre à la fin de cette histoire.*

L'ancien friday.mu était une page Figma Make qui a fait le travail pendant les dix-huit premiers mois. Elle listait les résidences, recevait les demandes, renvoyait vers notre numéro de téléphone, et était honnête sur le fait que la réservation se faisait au téléphone. À mesure que le portefeuille grandissait, et que les questions reçues grandissaient avec lui, les limites se sont montrées. À la fin de l'année dernière, on envoyait les trois mêmes paragraphes à quatre clients différents par semaine sur WhatsApp ; la réponse, c'était un journal, pas un modèle de mail plus long.

On voulait trois choses de cette refonte. Un : la vraie disponibilité et les vrais prix sur chaque annonce, tirés en direct de notre système de gestion, jamais une photo périmée. Deux : un moyen de poser une question à l'équipe en langage naturel et d'avoir une réponse utile qui ne soit pas un menu déroulant, qui ne soit pas un chatbot se faisant passer pour un humain, et qui ne soit pas un formulaire qui disparaît dans une file. Trois : un journal, pour que les choses qu'on finit par expliquer vingt fois par an vivent au même endroit, où elles peuvent être linkées, partagées et améliorées.

Les trois sont en place. La page des résidences lit notre calendrier en direct ; le prix par jour que vous voyez est celui qui vous sera proposé. Si un prix bouge après que vous avez commencé une réservation, on vous explique pourquoi avant de prendre un acompte. La boîte Ask Friday sur la page d'accueil est branchée sur le même cerveau qu'on utilise en interne pour trier les demandes entrantes ; elle vous proposera trois résidences qui correspondent, sur une carte, et vous dira honnêtement quand quelque chose ne correspond pas plutôt que d'inventer quelque chose. Le journal, c'est l'endroit où cet article se trouve.

On a aussi publié les conditions de gestion immobilière en langage clair, en anglais et en français. Les propriétaires qui envisagent Friday peuvent lire ce qu'on facture, ce qu'on inclut, et ce qu'on n'inclut pas, avant l'appel, pas après. On avait passé deux ans à expliquer la même grille de frais au téléphone ; la page se lit en six minutes et répond aux questions dans l'ordre dans lequel les propriétaires les posent vraiment. Les heures d'appels économisées par bien signé sont significatives, et les conversations qu'on a maintenant portent sur la résidence, pas sur le contrat.

Quelques petites choses qu'on a mises délibérément. Un mode sombre qui respecte la préférence de votre système et qui reste à votre choix quand vous le basculez. Une version française qui est une vraie traduction, pas un passage à la Google Translate ; les deux langues sont écrites par des gens qui les parlent. Des photos qui sont vraiment celles des résidences (pas d'images de banque masquées en photos maison ; on étiquette explicitement les images d'illustration dans le journal comme telles). Une barre de recherche sur la page des résidences qui filtre selon ce que les gens cherchent vraiment (une piscine, vue mer, chien accepté, place pour les beaux-parents) plutôt que selon ce qui est facile à taguer.

Les choses qu'on n'a délibérément pas mises. Pas de popup, de bandeau, ou d'assistant en bulle de chat se faisant passer pour un humain. Pas de manipulation type « quelqu'un à Paris vient de réserver cette villa ». Pas de compte à rebours. Pas d'inscription newsletter obligatoire. Pas de connexion via réseau social. Pas de boutons Like et Partager ; si vous voulez partager un article, vous pouvez copier le lien, et ça marche très bien depuis 1994. Le bandeau cookies est le minimum légal, et vous pouvez le refuser sans avoir à chercher le bouton derrière deux écrans de dark patterns.

Sur la rapidité. Le site est bâti sur Next.js et tourne sur un seul petit serveur. La plupart des pages pèsent moins de 200 ko au premier chargement, ce qui signifie que c'est rapide sur une 4G mauricienne à la plage, rapide sur une ADSL française en février, et rapide sur un téléphone à la batterie fatiguée. On teste sur de vrais téléphones, depuis de vrais endroits. Si la page d'accueil met plus d'une seconde à s'afficher sur un Android milieu de gamme en 4G, on traite ça comme un bug.

Sur l'honnêteté. Chaque chiffre sur le site est un chiffre qu'on peut défendre. Le décompte du portefeuille vient du catalogue actuel du site là où on l'affiche ; on n'arrondit pas pour le marketing. La promesse de temps de réponse est ce que l'équipe tient vraiment, pas la version pour communiqué. Quand on cite une statistique touristique, on cite la source. La barre qu'on se fixe : aurions-nous honte si un client nous demandait de justifier ? Si oui, on change le texte.

On suit l'usage pour corriger le site, et lorsque des outils marketing sont configurés, ils restent derrière le consentement cookies. Cela veut dire que l'analytique et les pixels publicitaires sont séparés, que les visiteurs peuvent refuser les cookies marketing, et que nous ne vendons pas les informations identifiantes des clients.

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